Carrément Newz:n°2


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N°1 - N°2

Carrément au travail !

On peut parler de tout, mais pas n’importe comment - Le choix Funéraire

Quand le 3èmeacteur en taille du marché funéraire refuse d’exploiter le business de la tristesse pour enfin parler clarté et transparence, ça secoue pas mal les habitudes et c’est ça qui nous a carrément plu !

Un sujet difficile, certes mais un sujet essentiel dont il était temps de parler autrement. Le 3ème acteur du marché funéraire entend ouvrir une 3ème voie entre le mastodonte PFG (réseau intégré) et Roc Eclerc (réseau de franchisés).
La 3ème voie proposée par Le Choix Funéraire est déjà sensible dans la nature même de son réseau : des indépendants sous enseigne, tous actionnaires de la « marque ». Au niveau marketing, le souci de transparence se traduit par une politique d’offres originales, permettant à chacun de répartir son budget selon ce qui est vraiment important pour lui.
Carrément militant, Le Directeur Général, Philippe Martineau défend l’accessibilité à des obsèques décentes au plus grand nombre…
et rêve même d’une offre solidaire. Pour accompagner une telle démarche, l’agence a commencé par proposer une nouvelle
signature : « Le Choix Funéraire, c’est déjà plus clair » et fait parler les français. Des questions directes et provocantes auxquelles Le Choix Funéraire répond en toute transparence sans langue de bois.


Le spécialiste du spray retient son souffle (Aptar pharma)

Quand Carrément accepte de relever le défi de l’organisation d’un congrès scientifique à Athènes dans le contexte géopolitique que l’on connaît, on peut dire que l’agence assume des conditions logistiques en situation extrême. Entre solidarité et virtuosité, un projet qui ne manque pas d’air…

Grand industriel pharmaceutique spécialisé dans les pompes et inhalateurs, Aptar pharma organise un congrès sur les pathologies
respiratoires en partenariat avec RDD, une université américaine, qui veut divulguer un contenu pointu à une assemblée de scientifiques dans un cadre professionnel. Annoncé deux ans à l’avance, le congrès 2013 devrait réunir 450 participants du monde entier autour de tables rondes et de workshops, mais la prouesse est de taille pour Carrément qui doit planifier son organisation dans un pays d’accueil en pleine crise économique et politique !
Après la rigueur allemande de la cession précédente, l’agence affronte ce nouveau challenge avec un calme olympien.


Carrément aux aguets !

On a carrément aimé, donc on vous le montre.( cliquez pour agrandir )

La célébrissime saga TV Eram des années 80 trouve une continuité aujourd’hui avec une campagne presse bien dans l’air du temps, tandis que Contrex ose montrer des femmes… libidineuses, carrément… Et puis quand Renault tourne en dérision la pub Opel, on ne peut pas s’empêcher de sourire…

  • Pour Eram, c’est une apologie, à double entente, de la famille, mais de la famille d’aujourd’hui.
  • Pour Contrex, c’est un groupe de femmes juchées sur des vélos d’appartement en pleine place publique qui activent par leur pédalage la silhouette laserisée d’un homme se livrant à un strip-tease très Chippendales. Ou comment trouver une nouvelle motivation plus fun pour perdre des kilos.
  • Renault se contente d’utiliser une méthode infaillible depuis « La Grande Vadrouille » : tourner en dérision les allemands et leur supériorité assumée en matière technologique notamment. D’accord, c’est pas bien de se moquer de nos voisins et alliés européens, mais quand même ça détend !
  • Xbox vous montre que la manette, c’est vous (CQFD) ;
  • L’OREAL vous démontre de façon tres convaicante dans ce film viral qu’être tatoué n’est plus irreversible;
  • Carlton (la bière) vous invite à cesser de vivre d’amour, d’eau fraîche et de pull over identiques, et d’aller boire une bière...
  • Et Benetton vous invite à en vivre d’amour et d’eau fraîche et à acheter des pull over identiques. On va se boire une bière?


Carrément visionnaire !

La consommation et après ?

Mercedes Erra, Présidente exécutive d’Euro RSCG Worldwide nous a habitué à sa pertinence et à ses « visions du monde » pour l’avenir. Récemment elle a eu l’art de formuler tout haut ce que beaucoup d’entre nous ressentent plus ou moins confusément : l’ère de la consommation toute puissante doit laisser la place à autre chose. Elle invite donc les marques à un nouveau tournant stratégique autour de la notion de « sens »…

Moins de ressources, moins d’argent, le consommateur a besoin de valeurs différentes : un retour à la simplicité, à l’écologie, aux comportements responsables, bref, vivre différemment, retrouver du sens autrement, grâce à de nouveaux repères. A leur niveau, les marques, selon Mercedes Erra, doivent tenir compte de cette évolution et reconstruire la confiance en communiquant sur leur comportement éthique. Elargir leur discours, créer de la proximité, deux priorités pour les marques qui ne doivent plus cacher les agissements des « entreprises », leur façon de produire, d’acheter, de commercialiser. Vers une période plus « intelligente » ? Un beau challenge en tout cas pour les communicants.


Carrément curieux !

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le RAK

En contrat d’alternance à l’agence, Charlotte s’est penchée dans le cadre de ses études sur l’utilisation par la RATP des réseaux sociaux pour sa communication (Facebook, Twitter notamment). Et c’est un zéro pointé ! La grande entreprise échouerait,
par manque d’empathie, à atteindre la vraie finalité d’une telle démarche : créer du contact et de la proximité avec ses « fans » et ses « followers ». Comme quoi l’outil ne doit pas cacher la forêt. Heureusement le remède à cette erreur de débutant
a un nom : le RAK…

A l’origine du concept « Random Acts of Kindness », une émission de télé philanthropique américaine où Oprah Winfrey offre des cadeaux aux spectateurs, bref, répand la joie autour d’elle comme dans un film de Frank Capra. Depuis, de grandes marques ont repris l’idée à leur compte pour l’appliquer à leurs fans en leur offrant des produits correspondant à leurs désirs ou à leurs besoins. Ainsi un bataillon de « Community managers » infiltre les réseaux sociaux en quête d’un drame des temps modernes (« j’ai pas dormi, j’ai les yeux jusque là, j’suis trop dé-goû-tée » et hop une crème anti cernes offerte) ou d’une angoisse existentielle (« j’sais pas c’que j’ai, j’ai les cheveux tout ternes » et vlan un après-shampooing en cadeau). Alors bon, pour la RATP, ce serait par exemple « Josiane, vous avez raté votre spectacle par suite d’une grève inopinée, nous vous offrons le DVD ». Comme ça Josiane, trop contente en parle sur Facebook, et tout d’un coup, la RATP, par le miracle du marketing viral, devient une entreprise « trop sympa », « trop à l’écoute ». Bon on ironise comme ça, mais on aime bien l’idée du cadeau… un peu moins celle de « Big Brother ».


Carrément énervé !!!

Savez-vous faire de la communication AUTONOME ?

Normalement, il y a l’annonceur et son "agence de com". Mais un annonceur peut-il créer et gérer sa communication sans débourser un seul centime dans une agence, un peu comme une maison autonome?

Oui, c’est possible : mode d’emploi.

Faite appel à une agence en tant que nouveau client, demandez lui de bûcher sur un sujet qui vous pose problème, et qui vous prendrait un maximum de temps. Faites lui miroiter la longue et belle collaboration qui l’attend avec des mots magiques : avenir, expansion, médias, fidélité… N’oubliez pas de sourire. Quelle agence ne se plierait pas en quatre, huit ou seize par les temps qui courent pour développer de tels horizons. Donc, après quelques semaines de pression, l’agence (que nous n’avons carrément pas citée, n’est-ce pas?) revient avec conseil stratégique, conception, créa, et plan média. Il ne reste plus qu’à appuyer sur le bouton. Soyez très content du travail, et partez avec le labeur en serrant des poignes et en félicitant les équipes. Et voilà, c’est fait, il ne reste plus qu’à passer un coup de fil en disant que votre big boss refuse de payer une agence pour "ça", qu’il estime "qu’on sait le faire tout seul, qu’on est une maison autonome, nous, môsieur !". Assurez-vous bien sûr d’avoir noté auparavant tous les contacts des prestataires utiles pour votre communication "autonome". Ensuite, il suffit de faire le mort. Efficace.

Vous voilà donc avec un repas complet pour une tripotée d’invités, prêt à servir, prêt à être complimenté et tout ça sans avoir mis les pieds dans la cuisine et la main à la pâte. Et surtout sans avoir fait les courses. Machiavélique, non?

Non : salaud. Mais l’autonomie n’a pas de prix.